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mercredi 27 février 2019

Circumambulation profane autour du pôle


Circumambulation profane autour du pôle

On ne peut ignorer « ce signe des temps »  particulièrement significatif dans l’ouverture très prochaine d’une nouvelle route commerciale dans l’océan arctique qui permettra aux hommes et aux marchandises de « gagner du temps »  pour aller du pacifique à l’océan atlantique et inversement en effectuant ainsi une sorte de pradakshinâ parodique autour du pôle. Cette circumambulation est bien évidemment incomplète motivée uniquement par les impératifs monstrueux de notre mondialisation absurde. Mais le détournement du symbole est significatif. Cette nouvelle route commerciale va ainsi parodier les deux sens de la circumambulation.

On se souviendra de cette note publiée par René Guénon pour son article « Les Portes solsticiales ». Etudes Traditionnelles, numéro de mai 1938.

« Ceci est en relation directe avec la question du sens des « circumambulations » rituelles dans les différentes formes traditionnelles : suivant la modalité « solaire » du symbolisme, ce sens est celui que nous indiquons ici, et la « circumambulation » s’accomplit ainsi en ayant constamment à sa droite le centre autour duquel on tourne ; suivant la modalité « polaire », elle s’accomplit en sens inverse de celui-là, donc en ayant le centre à gauche. Le premier cas est celui de la pradakshinâ, telle qu’elle est en usage dans les traditions hindoue et thibétaine ; le second cas se rencontre notamment dans la tradition islamique ; il n’est peut-être pas sans intérêt de remarquer que le sens de ces « circumambulations », allant respectivement de gauche à droite et de droite à gauche, correspond également à la direction de l’écriture dans les langues sacrées de ces mêmes formes traditionnelles. – Dans la maçonnerie, sous sa forme actuelle, le sens des « circumambulations » est « solaire » ; mais il paraît avoir au contraire été « polaire » dans l’ancien rituel « opératif », selon lequel le « trône de Salomon » était d’ailleurs placé à l’occident et non à l’orient. »

samedi 2 février 2019

La face cachée de la lune


La face cachée de la lune



L’une des caractéristiques du monde moderne est d’épuiser les possibilités et donc d’accomplir ce que notre humanité n’avait pas encore réalisé. L’idée de faire alunir des êtres humains a été le grand enjeu d’orgueil illustrant la folie de la guerre froide au XXème siècle. La conquête de l’espace terrestre étant supposée accomplie (on oublie toujours les abysses océaniques inexplorées), l’humanité moderne avec son obsédante technologie qui la caractérise se devait de partie à la conquête de l’espace interplanétaire voire intergalactique.

Dans la perspective de l’épuisement traditionnelle des possibilités en fonction des orientations, notre humanité est ainsi passée de l’orientation polaire, puis solaire pour atteindre l’orientation lunaire qui achève son parcours cyclique.

Axe polaire, disque solaire, croissant lunaire

Cette humanité est maintenant entrée dans un parcours parodique et le symbolisme lunaire est utilisé à rebours comme le signe d’un commencement sublime.

Il est donc bien significatif de voir que l’extrême orient moderne dépose ce que des hommes ont façonné sur la face cachée de la lune en réponse dans une parodie de la parodie aux dépôts similaires opérés (pratiquement dans la symbolique d’un jubilé) par l’extrême occident moderne sur la surface visible de la lune.

lundi 24 décembre 2018

Dérèglement et accélération du temps


Dérèglement et accélération du temps


L’homme moderne fait preuve d’une telle prétention qu’il se pense bien souvent comme le créateur du monde qui l’entoure. Lorsqu’il met au point une machine il croit en être le complet inventeur sans se rendre compte qu’il ne fait qu’utiliser les lois et les propriétés de la matière qu’il utilise. L’homme moderne croit être l’AUTEUR des dérèglements que l’on observe dans tous les domaines mais il n’en est que l’ACTEUR. Il ne comprend pas que les lois cycliques s’imposent à lui et que ce n’est pas lui qui les engendre. Ainsi cette accélération du temps, qui donne l’impression qu’une semaine entière s’écoule avec la densité de ce qu’était une journée dans un passé pas si lointain, n’est pas une conséquence de l’activité humaine. Cette accélération comme l’a si bien expliqué René Guénon n’est qu’une résultante des déterminations qualitatives du temps. Mais on doit aussi tenir compte du processus d’action et de réaction concordante pour bien comprendre que l’homme moderne est poussé à participer à cette accélération globale en opérant notamment au fil des décennies une gestion différente de l’énergie. Passant d’une énergie simplement déposée par les astres (photosynthèse ou effet de marées pour ne prendre que deux exemples) à un prélèvement direct de l’énergie contenue dans la matière enfouie au sein même de notre planète (énergie dite fossile ou énergie nucléaire pour prendre là-aussi que deux exemples). On a ainsi obtenu une transformation radicale de la planète. L’énergie qu’un seul homme moderne peut exploiter aujourd’hui lui donne une capacité qui est des centaines de fois supérieure à celle qu’un homme de la tradition pouvait avoir. Un seul homme moderne peut ainsi construire mais surtout détruire avec une puissance considérable. Son action est ainsi totalement incontrôlable car surmultipliée. Il n’aura suffi que d’un petit demi-siècle pour ravager entièrement la planète par des terrassements, des contaminations et autres pollutions de toutes natures.

Cette accélération combinée avec ce sentiment de surpuissance fait aussi croire à l’homme moderne qu’il pourrait revenir en arrière et tout remettre en ordre en un délai totalement improbable. Il n’est pas un jour où l’on ne nous annonce pas une nouvelle invention mirifique qui doit tout régler ou qu’il nous suffit de faire preuve d’une bonne volonté supersonique pour qu’en quelques années tous nos maux aient disparu. Les medias nous laissent sous la menace quasi immédiate de la fin de cette humanité si les dirigeants et autres hommes d’Etat ne prennent pas des décisions radicales et urgentes pour tout changer et le lendemain ces mêmes médias nous rassurent en expliquant qu’il suffit que l’on opère par exemple un tri sélectif fait par chaque habitant de la planète vus comme de bonnes petites fourmis ouvrières pour que tout redevienne propre comme un sous neuf.

On fait toujours confiance aux scientifiques qui trouveront toujours la solution alors qu’ils ne font depuis ce demi-siècle que d’accumuler les bourdes (énergie nucléaire, manipulations génétiques, etc.). Ils sont d’ailleurs les premiers à mettre en garde contre les grands dangers que présentent leurs nouvelles inventions (Albert Einstein et autres dénonçant l’usage de l’énergie atomique ou Bill Gates et autres celui de l’intelligence artificiel).

Dans le dérèglement climatique que l’on observe dorénavant, ces scientifiques n’ont même pas anticipé les effets des propriétés de l’eau selon qu’elle est liquide ou solide. L’eau qui est pour de bonnes raisons le symbole de la substance universelle possède des propriétés uniques. On retiendra cette singularité qui fait que l’eau gelé occupe un plus grand volume que la même quantité d’eau sous forme liquide et nos grands scientifiques n’ont pas pensé qu’il suffisait à un moment donné d’un accroissement même infinitésimale de température pour que des bouleversements phénoménales se produisent dans les régions qui jusqu’ici étaient perpétuellement gelés et qu’alors le dérèglement s’accélère vertigineusement.

Cette accélération du temps qui s’impose à l’homme moderne ne semble pas le dissuader de son impuissance. Convaincu donc qu’il va pouvoir utiliser cette accélération pour rattraper toutes ses erreurs, il se fixe ainsi des dates limites extrêmement rapprochées pour annoncer que l’on pourrait tout sauver en un tour de main. La révolution industrielle a débuté au milieu du XIXème siècle, il a fallu attendre tout le XXème siècle pour ravager la planète, donc un siècle entier avec une accélération très nette dans la seconde moitié de ce XXème siècle et maintenant on pense tout pouvoir inverser en une petite vingtaine d’années et encore si l’on agit immédiatement et mondialement.

jeudi 22 novembre 2018

La théorie de l’évolution se contredit


Les contradictions des tenants de la théorie de l’évolution

On ne comprend pas pourquoi les très nombreux tenants de la théorie de l’évolution n’en tirent pas les conclusions qui s’imposent quant à l’avenir de l’humanité face à cette nouvelle grande extinction.

La théorie de l’évolution fait pratiquement l’unanimité. Elle fait notamment descendre l’homme du singe après une série de grandes extinctions qui ont toujours été dans le sens du progrès. Chaque extinction est responsable d’un grand bond en avant faisant émerger des formes de vie toujours plus performantes.

Aujourd’hui on s’accorde à reconnaître que nous sommes à l’aube d’une nouvelle grande extinction et l’humanité s’inquiète et tout particulièrement les tenants de la théorie de l’évolution. Mais pourquoi ? Ils devraient tous s’en réjouir. Ils annoncent que la plus grande partie des espèces va disparaître y compris l’homme. Mais s’ils croient en cette théorie, même si la vie est pratiquement éradiquée sur cette planète, la théorie prévoit qu’il y aura ensuite par le plus grand des hasards un progrès irrémédiable qui viendra remplacer toutes ces espèces y compris l’homme pour donner de nouvelles formes de vie très supérieures.

Une nouvelle branche devrait apparaître sur l’arbre de l’évolution depuis un point actuellement invisible pour donner naissance après des milliards d’années dans un jeu de hasard et de mutations  à des formes de vie inconnues et bien supérieures à tout ce que l’on a déjà connu y compris l’espèce humaine.

L’homme « évolutionniste » ne veut pas disparaître, il est ainsi en totale contradiction avec cette théorie qui lui tient lieu de dogme. Il devrait en toute cohérence tout faire pour accélérer cette extinction pour que les nouvelles formes de vie qui remplaceront l’homme apparaissent au plus vite avec ce processus hasardeux  toujours positif et ce fameux progrès perpétuel.

Pour les tenants de la théorie de l’évolution, l’homme ne devrait être qu’une étape parmi les autres. L’homme qui serait ainsi apparu par hasard doit disparaître aussi par hasard et laisser sa place au nom de ce progrès dont il se croit le fruit.

Mais si l’homme « évolutionniste » ne veut pas disparaître n’est-ce pas la preuve ultime que cette théorie qu’il a lui-même inventée est fausse !!!

mercredi 31 octobre 2018

Tradition, initiation, conversion – une image.


Tradition, initiation, conversion – une image.



Retenons cette image de notre vie spirituelle vue comme un chemin que l’on doit parcourir. La façon la plus lente et la moins efficace de parcourir un chemin est de le faire à pied. Si l’on pouvait disposer d’un moyen plus rapide et plus facile comme un cheval, ce parcours pourrait s’accomplir d’une façon plus efficace.

Supposons que dans cette image le cheval représente les moyens que la Tradition peut mettre à notre disposition pour tendre à nous réaliser.

Tant que le Manvantara n’est pas trop avancé, la Tradition n’est pas encore entrée dans cette phase où la séparation entre l’exotérisme et l’ésotérisme devient nécessaire. On reçoit un seul cheval capable d’aller à toutes les allures. En fonction des aptitudes de chaque être, certains seront capables de faire aller leur monture au galop et d’autres simplement au trot. Certains ne réussiront même pas à atteindre le  trot et ne pourront aller qu’au pas ce qui reste toujours préférable à la marche à pied. Enfin certains tomberont de leurs montures et devront poursuivre à pied en tenant ce cheval par les rênes. Toutes les possibilités doivent être envisagées.

Le Manvantara touchant à sa fin, la nécessité de la séparation entre exotérisme et ésotérisme apparaît alors et il faut envisager dans cette image la fourniture d’un premier cheval limité à l’exotérisme et donc limité dans ses allures (le pas, éventuellement le trot mais pas de galop). Si l’on est initié (même simplement virtuel), dans cette image, on pourra se voir attribuer un deuxième cheval. Et là encore de nombreux cas de figures. Pour pouvoir chevaucher sur le second cheval il faut pouvoir abandonner ce premier cheval et cet abandon ne peut se faire que si l’on a réalisé et donc épuisé toutes les exigences de l’exotérisme. Ce premier cheval doit disparaître dans une sorte d’accomplissement pour qu’il ne reste plus que le second cheval capable lui d’aller à toutes les allures et aussi au galop. L’initié qui ne pratique pas son exotérisme et ne le dépasse pas ne verra pas le premier cheval disparaître et il ne pourra jamais chevaucher au galop avec le second cheval. Il se verra ainsi chevauchant le premier cheval en tenant par les rênes le second cheval de son initiation. Voici l’image de l’initié virtuel, un cavalier incapable d’atteindre au but de son exotérisme et encombré d’un second cheval d’une certaine façon totalement inutile.

Imaginons maintenant un être qui se convertit. Il se retrouvera alors avec deux chevaux pour l’aspect simplement exotérique. Puisque, de même que l’influence spirituelle ne peut s’effacer, dans cette image, le premier cheval (correspondant au rattachement à la première tradition) ne pourrait disparaître lui aussi que si le second cheval exotérique à atteint son but. L’être chevauche alors le second cheval (correspondant à l’exotérisme de la tradition de conversion) en tenant par les rênes le premier cheval (correspondant à son premier rattachement traditionnel).

Imaginons maintenant que cet être qui s’est converti était un  initié virtuel dans sa première tradition. Il disposera alors de trois chevaux et sera alors encombré par deux chevaux. Les deux chevaux de la première tradition qu’il tient par les rênes et le cheval exotérique de sa nouvelle tradition de rattachement qu’il est entrain de chevaucher.

Imaginons enfin qu’il soit de plus initié dans cette nouvelle tradition. Il disposera de quatre chevaux et sera alors encombré par trois chevaux. Deux chevaux pour la première tradition (l’un pour l’exotérisme et l’autre pour l’ésotérisme) et deux autres chevaux pour la seconde tradition (l’un pour ce nouvel exotérisme qu’il chevauche et l’autre pour l’ésotérisme)

Imaginons maintenant un être qui soit rattaché à plus de deux traditions… On peut dans cette image qui tourne au cauchemar ajouté un cheval à chaque réception d’une influence spirituelle, à chaque grade, chaque degré d’initiation virtuel, etc.

Si maintenant, on envisage le cas d’un être ayant une sagesse innée et donc une réalisation effective très précoce (Râmana Maharshi en constitue un bon exemple), cet être pourra être rattaché à autant d’aspect exotérique et ésotérique qu’il le souhaite sans avoir à être encombré, dans cette image, par les chevaux correspondant puisqu’il a déjà obtenu la plénitude de la réalisation. Il n’a plus à chevaucher puisque pour lui tout est déjà accompli effectivement.

Dans un autre registre beaucoup plus sombre et pour prendre encore cette image, la contre tradition, comme la contre initiation, engendre de son côté autant de chevaux rétifs. Mais pour le moins le chemin se fait alors à rebours…


Passage à tabac sans tabac


Passage à tabac sans tabac



Je ne souviens d’un temps pas si lointain où venant de l’extérieur par  une froide journée d’hiver dans son air vif et peu pollué on retrouvait la douce chaleur d’un bistrot et son air saturé des fumées des cigarettes. Le temps a fait son œuvre. Aujourd’hui il n’y a plus de fumée dans les cafés mais c’est l’air extérieur qui est  irrespirable, il pue tout simplement. C’est l’air ambiant de toute la planète qui est dégradé. Ce que l’on croit gagner d’un côté en limitant la présence de la fumée du tabac, on le perd autrement et beaucoup plus par cette nouvelle pollution mondiale. Le bon peuple est assez naïf pour croire que la direction que l’on prend est toujours celle du  progrès qui est censé nous mener dans le meilleur des mondes…

mardi 30 octobre 2018

La grandeur illusoire de la technologie


La grandeur illusoire de la technologie

Les bouilloires diaboliques

Un tsunami terrible approchait de la côte du Japon et dans la centrale de Fukushima que faisait-on ?

La même chose que les autres jours de l’année. Le programme n’avait pas changé et l’objectif fondamental non plus : faire bouillir de l’eau. Toute l’activité de la centrale ne tourne en effet qu’autour de cet objectif : obtenir de la vapeur d’eau très chaude et en très grande quantité.

Et puis la grosse vague d’eau de mer a tout submergé. Les grosses bouilloires n’ont pas apprécié la douche froide. Elles se sont détraquées et ont permis à ce combustible bien singulier (qui fournissait cette chaleur pour faire bouillir cette eau fameuse) de se détendre dans l’atmosphère sur un périmètre tout à fait fantastique et de se  déposer partout où le vent l’a emporté. Ce combustible qui paradoxalement était justement depuis la nuit des temps éparpillé sur notre terre à l’état de trace infime totalement  inoffensive, s’est retrouvé concentré par la volonté de l’homme et en ce jour de tsunami à nouveau éparpillé mais cette fois de façon beaucoup plus concentré et de ce fait particulièrement létal.

Morale de cette histoire, on devrait parfois y réfléchir à deux fois avant de faire bouillir de l’eau au Japon où ailleurs quand ce n’est pas pour faire infuser du thé.




Héliocentrisme ou géocentrisme, l’enjeu spirituel


Héliocentrisme ou géocentrisme, l’enjeu spirituel



De nos jours il est habituel et même recommandé de confondre le domaine spirituel avec le domaine scientifique.

Nous citerons un des ouvrages de  Jean Hladik intitulé : Comment le jeune et ambitieux EINSTEIN s’est approprié la Relativité restreinte de POINCARE, Ellipses, 2004. On peut y lire, même si ce n’est pas l’objet du présent article, ce petit passage qui nous en apprend beaucoup sur l’attitude d’un personnage que le grand public considère comme un être exceptionnel (p. 137):

« Sa vie durant, Einstein se proclamera le seul créateur de la Relativité restreinte. Pratiquement jamais, sauf deux mois avant sa mort, il ne rendra hommage à Poincaré. Dès son article de 1905, Einstein ne mentionne aucun des travaux de recherches dont il est redevable ; il ne cite personne comme s’il avait tout inventé par lui-même, alors que même ses biographes les plus inconditionnels reconnaissent qu’il a puisé dans les travaux de recherche de Poincaré. Sa technique, consistant à tirer toute la couverture à lui, va être payante car il va bénéficier de la modestie de Poincaré. »

Il est assez cocasse et bien en accord avec notre monde moderne et sa déification de l’ego de voir que cet individu considéré comme le cerveau le plus brillant de son siècle n’était pas si brillant que cela… L’auteur le démontre, preuves à l’appui, en citant les textes peu connus de Poincaré.

Mais venons-en à cette question du géocentrisme, on peut lire à la page 40 du même ouvrage de Jean Hladik :

 « Le pape Paul V condamne, en 1616, les idées coperniciennes comme contraires aux Ecritures. Il devient alors dangereux de diffuser des ouvrages défendant le système de Copernic. C’est pourtant ce que fit Galilée en publiant Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, en 1623 (…) L’ouvrage de Galilée est perçu comme un danger par l’Eglise, et Galilée comparaît devant l’Inquisition. L’issue en est bien connue ; le 22 juin 1633, Galilée abjure, le Saint-Office lui ayant : […] notifié l’ordre de ne plus croire à l’opinion fausse que le Soleil est le centre du monde et immobile, et que la Terre n’est pas le centre du monde et qu’elle se meut, et de ne pas maintenir, défendre ni enseigner, soit oralement, soit par écrit, cette fausse doctrine ; après avoir été notifié que ladite doctrine était contraire à la Sainte Ecriture. Ce n’est que le 31 octobre 1992, soit plus de trois siècles et demi après son procès, que Galilée est réhabilité par le pape Jean-Paul II. Selon la Sainte Ecriture, la Terre se met enfin à tourner. »

On ne peut être étonné de voir qu’un scientifique ne sache faire que de la science. Ainsi Jean Hladik se félicite implicitement de la démarche scientifique de Galilée et déforme le point de vue spirituel puisque le pape n’a bien évidemment pas modifié les Ecritures.

Mais où nous trouvons-nous ? Où se trouve l’observateur ? Dans la Tradition le point de vue retenu est celui d’un être placé sur la Terre. Dans l’état humain on peut dire que « le point de départ » de la réalisation spirituelle est sur notre planète. De ce point de vue, un être par exemple qui médite dans la position du lotus se définira comme immobile. Il voit le Monde se déplacer autour de lui, la Lune, le Soleil, les Planètes, les Etoiles. D’un point de vue pratique et donc relatif cette façon de penser est opérante. On ne reçoit les influences de quelques natures qu’elles soient (physiques, subtiles et spirituelles) qu’à l’endroit où l’on est physiquement. L’être humain avec ce point de vue a eu l’intuition des grands cycles qui ordonnent notre Monde. Il connaît ainsi la précession des équinoxes, les rythmes du Soleil, les phases de la Lune.

A la façon d’un voyageur dans un train, l’être est toujours dans la relativité du mouvement.

Vous êtes dans un train assis sur une banquette. Votre train est en gare où stationne également un autre train. On a tous éprouvé cette sensation. Vous entendez le bruit caractéristique d’un train qui démarre, vous regardez par la vitre et vous voyez un train en mouvement. Mais vous êtes un court instant incapable de discerner si c’est votre train qui vient de s’ébranler ou cet autre train qui stationnait à vos cotés.

De même par l’effet de la rotation de la terre notre corps est soumis à un déplacement journalier phénoménal que nous ne ressentons pas. Si au pôle physique ce déplacement est inexistant, lorsque l’on se situe au niveau de l’équateur, notre corps se déplace à la vitesse logiquement incroyable d’environ 1669 km/h. (Il parcourt les 40074 km de circonférence de la Terre en 24 heures, pour le calcul de cette vitesse selon notre position sur la planète, on pourra en trouver la formule sur ce site : https://www.culture-generale.fr/sciences/49-vitesse-de-rotation-dun-point-sur-la-terre)

Notre corps se déplace également dans un mouvement elliptique autour du Soleil en l’espace d’une année et là encore ce mouvement nous est insensible. C’est donc bien une réalité scientifique la Terre tourne autour du Soleil. Elle n’est pas scientifiquement immobile comme l’affirme symboliquement les Ecritures. Mais le symbole est plus utile que la science. Le symbole lui est opératif et la science est d’autant plus illusoire qu’elle est moderne.

On remarquera que pour Galilée, le Soleil est le centre du monde et paraît immobile. Scientifiquement, Galilée se trompe à son tour. Notre science plus récente nous apprend que notre galaxie se déplace et qu’ainsi le Soleil avec tout le système de nos planètes se déplace. Tout se meut, la belle affaire. La Tradition a toujours déclaré que la manifestation était un perpétuel changement. Mais pour se réaliser il faut bien choisir un « point », un point de référence pour tracer cet axe et cette croix qui peut nous faire sortir du Monde. Et ce « point » il est en nous, peu importe qu’il tourne sur lui-même, ou autour du Soleil, ou qu’il s’éloigne indéfiniment vers les confins indéfinis de notre Monde. On peut très simplement le voir comme parfaitement immobile et au centre de notre Monde et de ce « point » notre ascèse peut débuter.

EXCES D’IDENTITE




EXCES D’IDENTITE


Non-Etre

Ils l’ont d’abord conçu sans pouvoir le nommer.
Comment saisir le Vide ?
Comment faire hurler le Silence ?
Ils l’ont ensuite pensé sans oser en user.
Peut-on canaliser la foudre ?
Peut-on maîtriser la tempête ?
Et pour finir, ils l’ont méprisé pour mieux le profaner.
Image de l’image d’une image.
Lui qui était Dieu parmi les dieux,
n’est plus qu’un simple octet
Lui qui était avant le commencement,
n’est plus qu’une absence, 
qu’un néant.
Pour tout dire, 
un simple Zéro.

Non-Essere


Prima l’hanno immaginato senza potergli dare un nome.
Come è possibile cogliere il Vuoto?
Come si può far urlare il Silenzio?
Poi l’hanno intuito senza osare farne uso.
Si può canalizzare il fulmine?
Si può dominare la tempesta?
E per finire, l’hanno disprezzato per profanarlo meglio.
L'immagine dell’immagine di un’immagine.
Lui che Dio tra gli dei,
non è più che un semplice byte.
Lui che era prima dell’inizio,
ora non è nient'altro che un’assenza,
un nulla.
Per dirla tutta,
semplicemente uno Zero.

Agonie de la musique

Les castrats ont enfin leur vengeance, la musique agonise.
Elle devra acquitter la rançon des jouissances pour toujours retenues.
Depuis des millénaires le bois de santal attend dans la ville des morts.
Il est temps de dresser ce bûcher fantastique.
Il est temps de parodier la musique des sphères, de jouer la partition du roi des fous.
Laissons travailler les comptables.
Qu’ils additionnent les dièses, multiplient les bémols.
Qu’ils comptent et recomptent les silences.
Allons mes frères des heures incertaines, 
allons porter l’Extrême Onction.
Goûtons aux plaisirs d’étouffer les ultimes réverbérations des chants grégoriens.
Goûtons aux plaisirs de désenchanter la flûte du divin Mozart, 
de maculer de noir la céleste Blue Note.
Qu’il est doux de confondre les râga, le rap et les rasta dans un précipité aigre.
Qu’il est doux de piétiner l’ivoire et l’ébène pour exécuter des Nocturnes ivres de vodka,
de sublimer les solidifications rocks.
Prions, prions pour que la musique se détourne de la parabole et se perde à jamais sur l’asymptote de la folie.
Entonnons la prière des morts.

Agonia della musica

I castrati trovano finalmente il loro guadagno e la musica agonizza.
Dovrà pagare il riscatto di godimenti trattenuti per sempre.
Da millenni il bosco di sandalo aspetta nella città dei morti.
E tempo di innalzare le fiamme di questo rogo fantastico.
E tempo di parodiare la musica delle alte sfere, di suonare la partitura del re dei Pazzi.
Lasciamo lavorare i contabili.
Che addizionino i diesis, che moltiplichino i bemolle.
Che contino e ricontino le pause.
Andiamo, fratelli miei delle ore incerte,
andiamo a portare l’estrema unzione.
Assaggiamo il piacere di soffocare gli ultimi echi dei canti gregoriani.
Assaggiamo il piacere di svelare l'incanto del flauto del divino Mozart,
di macchiare di nero la celeste Blue Note.
Com'è dolce confondere i râga, il rap e i rasta in un precipitoso agro.
Com'è dolce calpestare l’avorio e l’ebano per eseguire Notturni, ubriachi di vodka,
e sublimare i coaguli rock.
Preghiamo perché la musica si allontani dalla parabola e si perda sull’asintoto della follia.
Intoniamo la preghiera dei morti


La rencontre de l’aube et de l’aurore

Le temps assassin a dévoré l’espace et les petites bougies du ciel se sont éteintes une à une.
Monstrueuse perle d’ambre, la lune pâle n’est plus qu’une pendeloque à l’oreille du vide.
Abandonnée, gyroscope grippé suspendu entre deux néants,
la terre immobile attend le jour mort-né d’une nuit infinie.
Désespérance en cet instant d’éternité.
Ce n’est pas l’amour qui est immortel, c’est l’immortalité qui est amour.
Une larme de sang bleu perle sur le visage de la passante de la rue Montorgueil.
Ce dernier baiser volé, il devra le dissoudre dans l’acide du mensonge.
Si elle renonce au pouvoir des clefs, c’est qu’elle est condamnée par la puissance quadratique de sa propre inertie. Enfantillage.
Etreinte fugitive à quatre mains, les doigts entrelacés.
Petite main solaire serrée dans une main lunaire, petite main lunaire abandonnée dans une main solaire.
Cessons de respirer l’oxygène si corrosif du désir, il consume l’amour. Le zouave du Pont de l’Alma doit rester en apnée.
La salure des mers mortes remonte à la source des fleuves.
L’antarctique au septentrion laisse entrevoir sa nudité sous la lumière des rayons flasques d’un soleil impuissant.
Comblé, il aura abusé de ce corps pour en obtenir des présents défendus.
Mais que cherchait-elle ? Des petits coquillages a semé dans son jardin secret ?
Mais que voulait-elle ? Crucifier des pygmées comme on épingle des papillons de nuit et attendre le passage des fourmis carnivores ?
Un doigt majeur serpente vers l’origine du monde.
Une goutte de rosée trahit l’engorgement des corps caverneux. Virginité masturbatoire.
Et cette volupté aveugle lorsqu’il s’aventurait à lire en braille sur le grain de sa peau.
Les sourcils fardés d’éclats de quartz et de mica, les yeux qui chavirent, l’orgasme se projette en mandala de sable. Dans les embruns émeraude vaporisés par l’air surchauffé flotte un parfum capiteux, violent comme le choc palatal de l’alcool de riz, le parfum fractal de l’empire des sentiments, le parfum de la femme gravide contemplant l’éruption du volcan hermaphrodite.
Substance informe, élément solide d’un liquide gazeux,
la matière n’est plus qu’un cauchemar dans le songe du Non-être.
Des langues de feu planent sur l’Océan d’en-bas.
L’éther primordial était en gestation et le dernier souffle vibre comme un cri primal.
Nouvelle terre, nouveaux cieux.

L’incontro dell’alba e dell’aurora

Il tempo assassino ha divorato lo spazio e le piccole candele del cielo si sono spente una per volta.
Mostruosa perla di ambra, la luna pallida non è che un pendentearcuato, sospeso all’orecchio del vuoto.
Abbandonata, come un giroscopio grippato sospeso tra due nulla,
la terra immobile aspetta il giorno nato-morto di una notte infinita.
E disperazione in quest'istante di eternità.
Non è l’amore che è immortale, è l’immortalità che è amore.
Una lacrima di sangue azzurro scivola come una perla sul viso della passante della via Montorgueil.
Quest'ultimo bacio rubato si dovrà dissolvere nell’acido delle menzogne.
Se lei rinuncia al potere delle chiavi, questo è perché viene condannata per forza al quadrato della propria inerzia.
Infanticidio.
Stretta fuggitiva a quattro mani, ma con le dita incrociate.
Piccola mano solare stretta in una mano lunare; piccola mano lunare abbandonata in una mano solare.
Smettiamo di respirare l’ossigeno tanto corrosivo del desiderio, lui consuma l’amore. Le zouave del Pont de l'Alma deve restare in apnea.
La salsedine dei mari morti risale corrosiva alla sorgente dei fiumi.
L’antartico a settentrione lascia intravedere la sua nudità sotto la luce dei raggi flaccidi di un sole impotente.
Compiaciuto, avrà abusato del corpo per ottenere dei presenti vietati.
Ma che cercava? Delle piccole conchiglie da seminare nel suo giardino segreto?
Ma che voleva? Crocifiggere pigmei come si appuntano le farfalle notturne sul diorama e aspettare il passaggio delle formiche carnivore?
L'indice serpeggia verso l’origine del mondo.
Una goccia di rugiada tradisce l’ostruzione dei corpi cavernosi, in una verginità masturbatoria.
E questa una voluttà cieca, quando lui si avventura a leggere in braille sui grani della sua pelle.
Le sopracciglia truccate con schegge di quarzo e di mica, gli occhi che si rovesciano, l’orgasmo che si proietta su un mandala di sabbia.
Negli spruzzi, smeraldi vaporizzati dall’aria surriscaldata trasportano un profumo inebriante, violento come l'esplosione nel palato dell'alcool distillato dal riso; profumo spezzato dell’impero dei sensi, profumo di una donna gravida, che contempla l’eruzione del vulcano ermafrodito.
Sostanza informe, elemento solido di un liquido gassoso,
la materia non è che un incubo nel sogno del Non-Essere.
Delle lingue di fuoco planano sull’Oceano.
Il primo cerchio del cielo partorisce e l’ultino sospiro vibra come un grido primordiale.
Nuova terra, nuovi cieli.

Interlude

Un Samouraï et un Sicule sont dans un bateau.
Le Sicule tombe à l’eau.
Comment ? Ce n’était pas un Sicule mais un Sicane.
Enfin le problème n’est pas là.
Bon ! Le Sicilien tombe à l’eau. Voilà ! Vous êtes contents.
Et maintenant que reste-t-il dans ce fameux bateau ?
Alors ?
Eh bien ! Mais deux Cyclopes bien évidemment

Interludio

Un samurai e un siculo sono su una barca.
Il siculo cade nell’acqua.
Come? Non era un siculo ma un sicano.
Alla fine, la questione non è questa.
Comunque. Il siciliano cade nell’acqua. Ecco! Contenti.
E ora cosa rimane su quella barca?
Allora?
Beh! Due ciclopi, ovvio!

Ondulation mortelle

Maldoror, je te salue.
Qu’ont-ils fait tous ces cerveaux malades ?
Quelques singeries cruelles.
Une contrefaçon sanglante d’une aurore boréale.
Misérables vermisseaux, qu’avez-vous fait ?
Une parodie mesquine d’un orage solaire pour foudroyer Nagasaki, et bis repetita !
L’onde de choc n’en finissait pas de faire des tours du monde,
quand sa petite sœur thermique s’attardait à consumer les corps.
Ils la connaissent désormais la masse critique des âmes inhumaines,
ces petits alchimistes imbéciles qui ne savent transformer que l’or en plomb.
Oui ! Ils la connaissent.
Mais que voulaient-ils faire ? De l’ombre au soleil ?
Et qu’ont-ils fait ? Qu’il est devenu candide le curieux rayon x.
Ils ont libéré les ondes tueuses d’une lumière invisible.
Trois, comme le père fouettard, je compte jusqu’à trois:
Alpha, bêta, gamma, et la planète ressemble à un désert de plasma incandescent, une naine rouge...
Ma bonne vieille terre, je te salue, avec ta peau craquante comme du bon pain.
Je pense à ce soc invisible qui ouvre son sillon au fond des océans et laisse sourdre une lave impatiente.
Comme des frères ennemis, les continents se fuient pour mieux se rejoindre.
Banquise insolite, ces plaques qui glissent sur une mer magmatique.
Dislocation tectonique, et la colonne de plasma gicle comme un abcès qui crève.
Etna dévorant avec gourmandise le corps d’Empédocle, je te salue.
Symbole sublime sous son manteau de neige, Fujiyama, je te salue.
Je goûte ce volcan inconnu qui me purifiera de sa nuée ardente,
moi, la victime aveugle sourde et muette, j’attend qu’il vienne m’embrasser.
Ma bonne vielle terre, je te salue.
J’aime tes tremblements incontrôlables.
Un peu de Parkinson, quoi de plus naturel pour un corps vieillissant.
Je n’ai pas la sagesse de ces grands pachydermes,
qui rejoignent les hauteurs inaccessibles au tsunami dévastateur.
Ganesha, je t’implore.
Mon ignorance est insondable comme ces fosses abyssales.
Mon ignorance n’est qu’une négation qui s’accorde aux forces dissolvantes.
Transformation libératrice, le mascaret divin de la connaissance me ramènera aux origines.
Ma bonne vieille terre, je te salue.
Toi, l’ancêtre qui attend avec tellement de dignité la mort.
La gangrène te ronge, mais ce sont seulement les hommes qui puent.
Ma bonne vieille terre, je te salue.

Ondulazione mortale

Maldoror, ti saluto.
Cosa hanno fatto tutti questi cervelli malati?
Qualche dileggio crudele.
La contraffazione sanguinante di un'aurora boreale.
Miserabili vermiciattoli, cos'avete fatto?
Una parodia meschina di un temporale solare per fulminare Nagasaki e bis repetita!
L’onda d’urto non smetteva di girare intorno al mondo,
quando la sua piccola sorella termica si attardava a consumare i corpi.
Conoscevano ormai la massa critica delle anime disumane.
Questi piccoli alchimisti imbecilli che sanno soltanto trasformare l’oro in Piombo.
Sì! la conoscevano.
Ma cosa volevano fare? dall’ombra, al sole.
E cos'hanno fatto? Quant'è diventato candido il curioso raggio X
hanno liberato le onde assassine di una luce invisibile.
Tre, come l’uomo nero, conto fino a tre:
alfa, beta, gamma; e il pianeta assomiglia a un deserto di plasma incandescente, una stella nana rossa...
Mia cara vecchia terra, ti saluto, con la tua pelle che scricchiola come pane fragrante.
Penso a questo vomere invisibile che apre il suo solco nel fondo degli oceani e lascia sgorgare una lava impaziente.
Come fratelli nemici, i continenti si evitano per ricongiungersi in una migliore posizione.
Sono una banchisa insolita, queste placche che scivolano su un mare magnetico.
E una dislocazione tettonica; e la colonna di plasma schizza come un ascesso che scoppia.
Ti saluto Etna, che divori con golosità il corpo di Empédocle.
Simbolo sublime sotto il mantello di neve, Fujiyama, ti saluto.
Assaggio questo vulcano sconosciuto che mi purificherà con la sua fumata ardente,
io, vittima cieca, sorda e muta, aspetto che venga a baciarmi.
Mia cara vecchia terra, ti saluto.
Mi piacciono i tuoi tremiti incontrollabili.
Un po' di Parkinson, niente di più naturale per un corpo che invecchia.
Non ho la saggezza di questi grandi pachidermi,
che raggiungono le altezze inaccessibili dello tsunami devastatore.
Ganesha, t’imploro.
La mia ignoranza è insondabile come le fosse degli abissi marini.
La mia ignoranza non è che la negazione che si allea con le forze distruttrici della terra.
Trasformazione liberatrice, il una divina risalita controcorrente della conoscenza mi riporta alle origini.
Mia cara vecchia terra, ti saluto.
Tu, antenata perché aspetti con una tale dignità la morte?
La cancrena ti divora, ma soltanto gli uomini puzzano.
Mia cara vecchia terra, ti saluto.

Testament

Valse à trois temps, passé, présent, futur.
Une danse macabre sublime et voluptueuse.
Un tango sensuel avec la mort devenue ma partenaire.
Une mort aimante comme une épouse qui saura me tromper.
" car à la mort tout s’assouvit "
En premier, à l’auteur de la Ballade des pendus, au poète François Villon,
je rends hommage et j’implore son pardon pour cette puérile parodie.
J’ordonne qu’après mon trépas,
soit écrit sur ma tombe en lettres gargantuesques
cette épitaphe de potache:

CI-GIT DANS SA DERNIERE BIERE,

JEAN TAISMOIGNE

ANARCHISTE DILETTANTES ET PERDANT MAGNIFIQUE,

PARASITE INDIGNE DE NOTRE BEAU MONDE MODERNE,

FAUX BREL (J.) ET FAUX COHEN (L.),

N’AYANT RIEN, IL A PU TOUT DONNER,

DES RIRES ET DES COUPS DE PIED AU CUL.

Item, je donne à la section arctique de Greenpeace
mon frigo au Fréon.
Item, pour surmultiplier la dette des pays du Tiers-Monde,
je confie la touche exponentielle de ma calculette solaire
à l’expert comptable en chef de la Banque Mondiale.
Item, je lègue mon tire-bouchon avec sa vis sans fin
aux alcooliques anonymes d’Ushuaia.
Item, ma lampe tempête et mon petit compteur Geiger en kit dans son emballage d’origine,
je les donne avec reconnaissance au gardien du cimetière de Tchernobyl.
Item, à celui qui comme un épicier depuis la Maison Blanche veut gouverner le monde,
je donne mon sac de billes pour qu’il aille jouer  insouciant avec ses petits compagnons du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Item, mon couteau Opinel, je le lègue en copropriété tournante à la Croix-Rouge, au Croissant-Rouge et à Médecins du Monde. Sa lame bien aiguisée fera merveille pour extraire les éclats des mines antipersonnel (armes dont on ne saluera jamais assez le remarquable rapport qualité/prix)
Pour respecter le protocole de Kyoto, je me devais de mourir en odeur de sainteté.
Je demande que mon corps soit humé sans retenue.
En procession, que tous mes ennemis d’Orient et d’Occident viennent respirer mon doux parfum: cardamome, noix de muscade, clous de girofle, le parfum de la passion inextinguible.

Testamento

Valzer in tre tempi, passato, presente, futuro.
Una danza macabra, sublime e voluttuosa.
Un tango sensuale con la morte diventata mia compagna.
Una morte affettuosa, come una sposa che saprà tradirmi.
"perché con la morte tutto è appagato"
prima di tutto, all’autore della Ballade des pendus, al poeta François Villon,
rendo omaggio e imploro il suo perdono per questa puerile parodia.
Ordino che dopo il mio trapasso,
sia scritto sulla mia tomba in lettere gargantuesche
questo epitaffio da secchione:

QUI GIACE CON LA SUA ULTIMA BIRRA

GIOVANNI TESTIMONE

ANARCHICO DILETTANTE E PERDENTE MAGNIFICO

PARASSITA INDEGNO DEL NOSTRO BEL MONDO MODERNO,

FALSO BREL (J.) E FALSO COHEN (L.),

NON AVENDO NIENTE, HA POTUTO DARE TUTTO,

RISATE E CALCI IN CULO.

Item, lascio alla sessione artica di Greenpeace
il mio frigo al Freon.
Item, per moltiplicare il debito dei paesi del Terzo Mondo,
lascio all’esperto contabile della Banca Mondiale
il tasto esponenziale della mia calcolatrice solare.
Item, lascio in eredità il mio cavatappi con la sua vite senza fine,
agli alcolisti anonimi d’Ushuaia.
Item, la mia lampada a olio e il mio contatore Geiger in kit nella sua confezione originale,
li lascio con gratitudine al guardiano del cimitero di Chernobyl.
Item, a colui che come un furbo mercante vuole governare il mondo dalla Casa Bianca,
lascio il mio sacchetto di biglie, perché vada a giocare spensierato,
con i suoi amichetti del Consiglio di Sicurezza dell’ONU.
Item, il mio coltello Opinel lascio in eredità alla Croce-Rossa, alla Mezzaluna Rossa e Medici senza frontiere.
La sua lama ben affilata farà delle meraviglie per estrarre schegge di mine anti-uomo
(armi di cui non si ringrazierà mai abbastanza il pregevole rapporto qualità/prezzo)
Per rispettare il protocolo di Kyoto, dovevo morire in odore di santità.
Chiedo che il mio corpo sia annusato senza moderazione.
In processione, che tutti i miei nemici d’oriente e d’occidente vengano a respirare il mio dolce profumo : cardamomo, noce moscata, chiodi di garofano, profumo di una passione inestinguibile.